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Le récit

Le récit : l’outil de storytelling le plus puissant et le plus important.

Dans l’art du storytelling, le récit est sans nul doute l’arme la plus puissante du storyteller. Sur cette page, plus qu’une simple description de ce qu’est le récit, le but est de vous proposer une vision du récit qui puisse vous convaincre de sa grande puissance de persuasion.

 

La puissance du récit dans la discipline du storytelling

En storytelling, le récit est absolument central. C’est lui qui permet de transformer une simple succession d’actions diverses en une histoire cohérente et bien structurée.

Le récit est semblable à un langage universel qui permet de communiquer avec les personnes qui nous entourent.

Si nous devions raconter une histoire sans que celle-ci soit structurée d’aucune manière, cela donnerait une succession ennuyeuses d’actions ou d’informations plus ou moins utiles qui ne réussirait pas à capter l’attention.

C’est un peu comme une page wikipédia : essayez de captiver un auditoire en lisant une page wikipédia et vous verrez pourquoi il est impératif de partager des informations en respectant un ordre particulier.

 

La définition du récit

Comme vous pourrez aisément le deviner, le mot récit vient du verbe réciter (en latin : récitarer)

Que veut dire réciter ? Voici ce que réciter veut dire : Prononcer à voix haute, et d’une manière soutenue, quelque discours, quelque morceau de prose ou de vers qu’on sait par cœur.

Ça, c’était pour l’origine du mot. Maintenant, nous voulons savoir en quoi consiste exactement le récit dans notre contexte moderne.

Un récit (ou intrigue, c’est pareil) est une forme littéraire consistant en la mise dans un ordre arbitraire et spécifique des faits d’une histoire.

Nous revenons donc sur cette notion d’ordre. Dans sa définition la plus simple, le récit consiste donc à mettre en ordre des idées afin que ces dernières soient plus accessibles à l’auditoire.

Pour aller plus loin dans la mise en ordre d’idées, d’actions ou d’évènements, je vous invite à lire ma page sur le schéma narratif, un autre outil de storytelling indispensable.

 

La différence entre le récit et une histoire

Le récit et une histoire, ce n’est pas tout à fait la même chose.

Il se trouve que l’on oppose le récit à l’histoire.

En effet, le récit est l’acte de raconter. C’est en quelque sorte le contenant : les mots dans un texte ou les images dans un film.

L’histoire est le contenu, c’est donc ce que raconte le récit.

Le récit et l’histoire sont liés comme le sont le recto et le verso d’une page ou encore le côté pile et le côté face d’une même pièce.

Dans un film par exemple, vous pourrez souvent constater que le récit ne dure que 1h30 en moyenne.

Pourtant, l’histoire racontée par ce récit peut parfois durer des millénaires.

L’histoire du film ou plutôt de la « Le Seigneur des anneaux » se déroule sur des millénaires. Pourtant, le récit (le film qui raconte l’histoire) ne dure que quelques heures.

Et heureusement ! Si l’histoire et le récit partagent la même durée, nous risquons de nous retrouver avec des films beaucoup trop longs et dignes des pages Wikipédia…

 

Le récit, un outil pour trier les idées et ne garder que le meilleur

Pour une entreprise, le récit permet de bien organiser les idées, les faits, les actions, les évènements et les informations de façon à rendre l’histoire captivante.

Dans une histoire, tous les détails ne sont pas essentiels. Pour une success story par exemple qui est un format court de storytelling, il n’est pas utile de parler de moments ordinaires que partagent les employés tels que les repas du midi, la pause café ou les demandes de congés.

Cet exemple est un peu caricatural mais son but est surtout de vous faire comprendre la notion de mise en ordre d’une histoire car l’histoire d’une entreprise, c’est l’ensemble des choses vécues par elle.

Le récit quant à lui ne se concentre que sur les détails intéressants et utiles pour l’auditoire.

 

Le récit, une arme de persuasion massive

Pourquoi le récit est si puissant pour convaincre et persuader ? D’une part parce que nous sommes habituées et même naturellement programmés pour être réceptifs à une façon précise de relater des faits.

Quand vous passez une bonne soirée avec des amis et que vous vous racontez mutuellement des histoires, vous savez très bien comment capter l’attention et ce, de façon totalement naturelle. Vous utilisez sans le savoir le schéma narratif.

Vous commencez par donner quelques détails de circonstances, de normalité, et de contextes puis vous parlez du conflit soudain qui vient bouleverser cette tranquillité apparente. Vous racontez ensuite quelques péripéties qui sont nées du conflit et ainsi de suite…

Sans même parler de la dimension émotionnelle, le récit est une arme de persuasion massive parce qu’il utilise en quelque sorte “la bonne fréquence” qui permet d’avoir une bonne réception dans notre cerveau.

Quand vous ajoutez à cela la dimension émotionnelle, c’est à dire intégrer au récit des éléments qui vont toucher le coeur de l’auditoire, l’effet de persuasion est décuplé.

Pourquoi ? Parce que nous sommes des être empathiques. C’est l’empathie qui fait toute la puissance du storytelling. Quand on nous raconte une histoire touchante et bien structurée, notre empathie nous permet de nous mettre à la place de la personne qui souffre et de ce fait, nous désirons lui accorder toute notre attention et bien entendu, d’aller dans son sens.

 

Pour aller plus loin :


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