Comment créer un CV original qui raconte une histoire (+ BONUS)

Dans cet article un peu spécial (plutôt orienté B2C que B2B), je tente un exercice amusant (création d’un cv original) qui va avoir pour but de non seulement populariser l’art de raconter des histoires pour convaincre (storytelling) mais aussi de raconter un petit bout de mon histoire personnelle.

Les histoires sont des outils extrêmement puissants. Si vous apprenez à maîtriser l’art de bien les raconter, vous serez capables d’ouvrir des portes qui n’ont jamais été ouvertes dans votre vie. Dans le cadre de mon travail, j’utilise par exemple les histoires pour convaincre mes clients et leur donner envie d’acheter.

Le truc, c’est que les histoires peuvent s’avérer terriblement efficaces dans bien d’autres domaines ! Dans cet article, je vais vous démontrer que les histoires peuvent même s’avérer très utiles dans la conception d’un CV. Elles permettent de le rendre plus intéressant, plus captivant, plus révélateur et surtout plus transparent.

Pour que ce soit vraiment amusant, un peu caricatural et pour que cette leçon de storytelling soit la plus accessible possible, Je vais me prêter au jeu de la création d’un anti-CV (Curriculum vitæ) humoristique.

Avant de commencer, j’aimerais tout d’abord vous dire ce que je pense des CV classiques ou traditionnels.

 

Ce que je pense des CV classiques

ennui boring

Dans une société terriblement accablée par le problème du chômage et dans laquelle les candidatures affluent lorsqu’elles n’explosent pas, les entreprises n’ont que l’embarras du choix lorsqu’il s’agit de recruter des gens.

Toutefois, cela ne les empêchent pas pour autant de rencontrer beaucoup de difficulté pour recruter la bonne personne.

Pourquoi ?

Parce que TOUS les CV se ressemblent et sont d’un ennui mortel. Mais ce n’est pas le pire !

Bien souvent creux voir parfois même mensongers, ils ne reflètent que très rarement la véritable qualité professionnelle et humaine de la personne. C’est bien dommage car un CV honnête ferait gagner beaucoup de temps aux recruteurs et aux demandeurs d’emploi.

En plus, bravo pour l’écologie ! Les gens devraient avoir honte de gaspiller inutilement autant de papier alors que celui-ci finit toujours par aller à la poubelle…

Ce qu’il manque vraiment à ces CV aussi ennuyeux qu’un épisode des feux de l’amour, c’est une bonne dose d’auto-dérision, un peu de drama grâce à une histoire et une double dose de transparence. En mélangeant ces ingrédients, vous allez obtenir quelque chose d’étonnant. Vous allez voir qu’une histoire dans un CV, ça fait toute la différence.

Dans la partie suivante de l’article, je partage ENFIN avec vous le CV original que j’ai tout spécialement crée pour l’occasion.

 

Mon véritable, original et authentique anti-CV

Même si cet article est à prendre au second degré, mon anti-cv reflète réellement mon parcours professionnel, personnel et ce, de façon transparente, objective et authentique.

Tout est vrai !

J’aimerais donc vous raconter une histoire. Mon histoire.

Aujourd’hui, cette histoire va prendre la forme d’un CV original et plus particulièrement d’un ANTI-CV. Un anti-cv, c’est un cv contre-intuitif qui consiste à présenter l’exact inverse de ce qui est conformément attendu.

Là ou le cv classique nous invite à nous mettre en avant quit à s’éloigner un peu de la vérité, l’anti-cv nous suggère de présenter uniquement la réalité des choses, telle qu’elle l’est vraiment. Vous allez voir… cela donne un résultat plutôt comique !

Quel est l’intérêt d’un anti-cv me direz-vous ? Le principal intérêt d’une telle démarche est tout simplement de ne pas faire comme tout le monde. (d’où le titre CV original)

En plus, ce sont les démarches contre-intuitives qui marchent le mieux !

Une grande règle secrète de la vie entrepreneuriale consiste à ne miser que sur des choses contre-intuitives. C’est le fait d’être intuitif qui conduit la grande majorité des startup (90%) à échouer.

Note importante : cet anti-cv ne représente QUE l’introduction de ce (très) long article.

Au programme de cet article épique : Drama, humour, ironie, étonnement, réflexion philosophique, échecs, crise existentielle et identitaire, faits choquants, retournements de situations… accrochez vos ceintures et plongez dans un univers narratif loufoque qui défie toutes les lois de la logique.

Si l’image ne s’affiche pas bien, voici le lien de mon anti-cv vers un format PDF, de bien meilleure qualité.

Alexandre Nouhaud - Anti CV PDF - 850

 

Les 7 ingrédients d’un CV original et narratif

out of the box

1 – Raconter une mini histoire chargée de sens, transparente, authentique et bien contextualisée qui reflète à la fois votre parcours (ce que vous faites) et ce que vous êtes.

2 – Des éléments humoristiques : parce que les recruteurs en ont assez des CV lisses qui racontent tous la même chose et qui ne font rien ressentir.

3 – De l’auto-dérision : parce que l’autodérision est l’arme ultime qui permet de réaliser des prouesses incroyables et surprenantes. Lisez cet article pour mieux le comprendre.

4 – Être honnête sur tous les points : description courte, compétences, formations, expérience & centres d’intérêt… afin d’être cerné le plus précisément et le plus facilement possible par le recruteur.

5 – Mettre en avant ses échecs plutôt que ses réussites : les candidats pleins de zèle et qui ont tout réussi, il y en a plein. En revanche, peu de personnes admettent ou tirent des leçons de leurs échecs. (en plus, c’est une preuve d’humilité et de maturité agréable)

6 – Placez-y vos (vraies) valeurs en plus que de vos centres d’intérêts. Cela permet au recruteur de très rapidement voir si vous êtes compatible avec les autres employés de l’entreprise.

7 – Soyez contre intuitif. Comme Jean-Claude Dusse, sur un malentendu, ça peut marcher ! (si si, je vous assure…)

Bien évidemment, vous comprendrez aisément que j’ai volontairement fait une utilisation excessive de ces différents ingrédients pour les besoins de l’exemple.

Mais au moins, vous avez désormais une meilleure idée de la forme que peut prendre un vrai CV original qui ne l’est pas juste par sa forme mais aussi par sa structure et son fond.

 

Avant d’aller plus loin : voici 7 raisons évidente de ne (SURTOUT) pas m’embaucher

oncle sam recrutement

Vous avez consulté mon anti-cv et contre toute attente, vous avez quand même envie de m’embaucher ? Permettez-moi de vous donner 7 raisons valables de ne surtout pas m’embaucher.

Cela afin d’être le plus transparent possible avec vous et ainsi vous éviter une possible déception. En plus, le recrutement, ça coûte cher à l’entreprise !

 

Raison 1 : Je ne peux pas supporter le lien de subordination

supérieur patron subordination

Si il y a bien un truc que je ne peux absolument pas supporter dans le monde du travail moderne, c’est bel est bien le lien de subordination.

Voici la définition du lien de subordination : “Le lien de subordination est caractérisé par l’exécution d’un travail sous l’autorité de l’employeur qui a le pouvoir de donner des ordres et des directives, d’en contrôler l’exécution et de sanctionner les manquements de son subordonné.” (quelle compatibilité avec un métier créatif ?)

Le problème que j’ai avec le lien de subordination et qui par conséquent fait de moi un très mauvais salarié en entreprise est expliqué par le fait que pour moi, le lien de subordination est totalement incompatible avec ma façon de travailler.

Ce système va à l’encontre de toute forme de potentiel créatif car ce dernier à besoin d’une entière liberté pour s’exercer correctement. Autrement, il est bridé, freiné, étouffé…

Si demain, je commence le travail à 9h et que l’on m’oblige également à exécuter des tâches que je n’ai pas envie d’exécuter ce jour-là, comment être certain que ce sera le bon moment pour mon potentiel créatif de s’exprimer pleinement et ainsi être productif ?

Je ne peux pas envisager le travail autrement que par la passion, la liberté, le choix, l’envie, la motivation, l’énergie, le bon timing, ect… (le lien de subordination est l’opposé du fonctionnement des métiers créatifs)

D’autre part, je n’arrive pas à faire la distinction entre le lien de subordination et esclavagisme.

Aussi, que faire lorsque l’autorité en question :
– Se trompe complètement ?
– Donne des ordres qui vont inévitablement mener à la ruine ?
– Abuse de sa propre autorité ?
– Nous oblige à réaliser des tâches qui ne figurent pas dans le contrat ?
– Se comporte de façon injuste ?
– Ne vous fait pas suffisamment confiance ?
– Ne montre aucun intérêt pour ce que vous êtes ou ce que vous faites ?

Selon moi, le lien de subordination avantage complètement l’employeur et place bien souvent le salarié face à des impossibilités.

Le droit du travail n’a pas été adapté pour les artistes ou pour les créatifs : c’est pourquoi je suis incapable de travailler pour quelqu’un en passant par un lien de subordination et ce, même si ce patron est la personne la plus gentille du monde.

Ce n’est pas que je ne veux pas, c’est que je ne PEUX pas. Cette petite subtilité est très importante dans la mesure où j’ai tenté ma chance avec le salariat mais malheureusement, cela s’est toujours terminé par un bore-out / non envie d’exécuter la moindre tâche du jour au lendemain.

Non pas à cause des personnes qui m’ont employé, loin de là ! Simplement à cause d’un système qui n’est pas du tout fait pour moi.

Croyez-vous que sois fainéant ? Ce serait possible si je ne travaillais pas actuellement 7 jours sur 7 et ce, toute la journée sur mon projet Storytelling Master…

 

Raison 2 : La contrainte des horaires m’exaspère

sablier illustration horaire

Je ne sais pas pour vous, mais pour moi, la contrainte des horaires m’exaspère au plus au point. Le dimanche soir, j’étais toujours confronté à cette réalité cauchemardesque : “demain, à cette 9h, tu vas être OBLIGÉ de te rendre sur ton lieu de travail.”

Et quand je me rends sur mon lieu de travail le lundi matin, les heures passent terriblement lentement et me rappellent sans cesse : “tu es obligé de rester jusqu’à telle heure au soir.”

Si vous deviez m’embaucher, ce serait très compliqué de trouver des horaires qui puisse me correspondre. En effet, étant donné le fait que je ne puisse pas prévoir les périodes dans lesquelles je serai plus ou moins productif, je ne peux pas accepter l’idée d’avoir des horaires fixes. (en prenant en compte que je suis un créatif et non pas un simple exécutant)

Que ce passe-t-il lorsque qu’un mardi à 14h par exemple, j’aperçois avec enthousiasme le temps radieux qu’il fait dehors et que soudain, l’envie me prend d’aller me balader en nature pour faire le plein d’inspiration ? La contrainte des horaires permet-elle cela ? Nullement !

Non pas que je veuille promouvoir l’oisiveté. Ce qui me chagrine le plus avec la contrainte des horaires, c’est qu’elle ne s’adapte pas du tout aux besoins fondamentaux et naturels des êtres humains. Pour les métiers de bureau par exemple, l’employé a souvent besoin d’alterner période de travail avec de nombreuses pause pour être le plus efficace et le plus épanoui possible. (en France, c’est mal vu de prendre beaucoup de pauses)

Le problème, c’est qu’en France, on associe les besoins naturels d’un rythme de vie équilibré avec de la fainéantise, de la glandouille ou tout un tas d’autres choses péjoratives. La plupart des français trouvent COOL de ne pas partir à l’heure juste parce que ça fait bon genre. (sans se rendre compte que ça bousille leur santé mentale, en plus d’être ridicules car ils ne sont pas plus productifs pour autant)

Les seules personnes qui ne devraient pas partir à l’heure, ce sont les passionnés, les amoureux de leur travail et les acharnés. Le truc c’est que ces personnes ne représentent qu’une petite minorité des employés. Pourquoi la majorité des travailleurs de bureau devraient se comporter comme la minorité de gens qui peuvent se permettre le luxe de ne pas partir à l’heure sans en payer le prix par leur santé ?

 

Raison 3 : Je m’intègre très mal socialement

vaisseau spatial différence illustration

La bonne entente sociale est probablement le facteur qui compte le plus dans un recrutement, et c’est parfaitement compréhensible.

Il y a une donnée qui n’est jamais prise en compte dans la façon d’organiser le travail en France.

L’organisation du travail en France est uniquement pensée pour les EXTRAVERTIS !
(au passage, si vous écrivez un cv original, pourquoi ne pas y préciser votre introversion ou votre extraversion ? Ce serait vraiment utile pour les recruteurs)

Même si je peux sincèrement éprouver beaucoup d’amour pour mes collègues, je reste un introverti et je n’aime pas l’idée d’être entouré tous les jours.

Le monde du travail à du mal à comprendre et à être en mesure de prendre en charge une personne qui : (les introvertis en somme)
– N’aime pas faire la bise ou serrer la main aux collèges tous les jours de la semaine
– Déteste parler de futilités, de choses légères ou de sujets de type potins négatifs
– Déteste plus que tout l’open-space qui permet d’être dérangé en permanence
– Ne va pas être capable de faire comme si de rien n’était quand il y a un problème
– Ne pourra pas (toujours) faire semblant d’apprécier tout le monde
– Va systématiquement remettre en question toute forme d’autorité (injuste) en place
– Est terrifiée par le fait de devoir téléphoner à quelqu’un
– N’a pas envie de participer à des événements de cohésion d’équipe qui sonnent faux
– Préfère travailler dans un bureau fermé, à l’abri des intrusions intempestives

Ma question est donc la suivante : comment font les salariés introvertis pour supporter un système qui est pourtant si néfaste pour eux ? Je me le demande sincèrement.

Même si je peux parvenir à m’intégrer socialement, cela me prendrait beaucoup trop d’énergie et cela ne tiendrai pas sur le long terme. Le pire, c’est que si je me comportais comme si j’étais “moi-même”, je ferais fuir tout le monde… n’est-ce pas là une merveilleuse et poétique raison de ne pas m’embaucher ?

Qui sait, peut-être que les nombreuses blessures du passé et mes différentes mésaventures avec des personnes manipulatrices, perverses narcissiques ou toxiques m’ont rendu trop méfiant avec le temps… peut-être que je n’arrive plus à faire confiance aux autres ?

 

Raison 4 : Je préfère travailler en pyjama

pyjama garçon

Je n’ai jamais compris pourquoi autant de personnes s’infligent quotidiennement la torture de devoir s’habiller avec des vêtements aussi inconfortables que des chemises ou des costards-cravate.

Nous les geeks, nous préférons bosser en t-shirt pour les plus sérieux et en pyjama pour les plus undergrounds. Pourquoi ? Parce que cela augmente grandement notre productivité.

Ne me faites surtout pas dire ce que je n’ai pas dit ! Bien évidemment, cela ne s’applique pas aux commerciaux, au banquiers ou autres métiers qui impliquent de conserver une certaine image sociale. En revanche, il y a plein de métiers dans lesquels s’habiller “classe” ne sert strictement à rien.

Je trouve le rituel de l’habillement du matin avant d’aller travailler terriblement pénible et contraignant. Une perte de temps aussi grande que celle du trajet pour se rendre à son travail.

Il faut choisir des vêtements différents de la veille et qui, EN PLUS, doivent bien se compléter au niveau des couleurs, de la coupe et du style.

Pourquoi les gens ne peuvent tout simplement pas bosser en pyjama ? Si les membres de la startup nation sont si cools et anticonformistes, pourquoi ne travaillent-ils pas en pyjama ?

En travaillant en pyjama, je me sens plus à l’aise. Les vêtements ne me serrent pas et je ne perds jamais de temps devant le miroir à tenter de résoudre l’équation des couleurs qui doivent bien aller ensemble.

Le problème, c’est que je ne connais pas d’entreprise qui me laisserait travailler en pyjama ou tout autre vêtement tout aussi confortable.

En France, nous accordons une importance folle à l’image et à ce que les gens pensent de nous. Il est très mal vu dans les métiers de bureau sois-disants sérieux de venir travailler en short-claquettes par exemple. Avez-vous déjà vu une personne se faire mordre par une claquette ? Les shorts et les claquettes sont pourtant parfaitement inoffensifs !

Quand j’y pense, les meilleurs jeux vidéos ou autres programmes informatiques de génie qui ont révolutionné l’industrie ont pourtant bien été conçus par des personnes qui portaient des vêtements confortables, n’est-ce pas ?

Markus Persson, alias Notch a vendu sa magnifique création nommée Minecraft à Microsoft pour la modique somme de 2,5 milliards de dollars.

Vous pensez qu’il a conçu ce merveilleux jeu vidéo en portant un costard-cravate ?

 

Raison 5 : Je ne suis pas manageable

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Managers, recruteurs, RH, attention. Cette partie de l’article va certainement vous piquer les yeux et probablement beaucoup vous irriter. Vous aurez été prévenus !

Je ne suis pas manageable : C’est certainement la raison qui explique le mieux du monde pourquoi vous ne devez SURTOUT PAS m’embaucher dans votre entreprise, aussi cool et branchée soit-elle.

Étant quelque peu taquin, malgré-moi contre-disant et naturellement à la recherche de failles, je flirte souvent avec l’insolence.

C’est malheureux à dire mais je pense souvent avoir raison. C’est plus fort que moi. Surtout quand il s’agit de management. Je me dis souvent que ce serait mieux de faire comme-ci au lieu de faire comme cela afin d’éviter les problèmes. Cela dit, je peux me tromper et ça, je sais le reconnaître. (heureusement…)

Aussi, je supporte très mal l’injustice. Lorsqu’un cas d’injustice flagrant se manifeste, je ne manque pas de le faire remarquer et de me battre en vain pour cette cause.

Je ne suis pas manageable car pour moi, la notion même de management est problématique en elle-même et par conséquent, je m’y oppose systématiquement. Je n’aime pas être “managé”. (et je ne peux pas le supporter)

Dans un monde idéal, être managé ne me dérangerait pas du tout. Le truc, c’est que dans le monde réel, il n’existe que très peu de bons managers.

La réalité concrète et pratique du management d’aujourd’hui ne se résume qu’à de l’abus de pouvoir, de la prise d’autorité hystérique, de la toxicité, de la malveillance et j’en passe…

Je ne peux pas être manageable car cette fonction est totalement incompatible avec mes valeurs. Le management moderne consiste à être hypocrite, élever les forts, rabaisser les faibles, mettre une pression inutile (improductive) et n’être jamais satisfait alors qu’un bon management devrait être transparent, élever tout le monde au même niveau, ne pas fonctionner par la pression et de féliciter dès que l’occasion se présente . Le bon management est si rare…

Je ne souhaite pas être “drivé” par un management moderne malsain. Il est objectivement malsain de par sa propre nature. Le simple fait qu’il se nomme “management” pose déjà un problème. (ce même management dit même que le cv original est à proscrire)

Pour moi, être “managé” signifie être pressé comme un citron (ou une orange) jusqu’à ce qu’il ne reste plus de jus à l’intérieur.

Le management moderne toxique et malveillant enlève chose la plus précieuse que nous pouvons posséder dans le travail : LE SENS !

 

Raison 6 : Je ne suis pas si compétent que ça

échec nul

Connaissez-vous l’expression bon à tout = bon à rien ? Je suis ce que l’on appelle un touche-à-tout (du web). Même si les entreprises raffolent de mon profil, en ce qui me concerne, je suis toujours perdant avec les postes que l’on me propose.

Pour la petite histoire, au départ, j’étais un très mauvais élève à l’école. Au collège, mes seuls meilleurs amis ont dû m’abandonner et déménager très loin de chez moi souvent à cause d’une séparation ou d’un divorce. Vers la fin du collège, je me suis donc retrouvé si seul que j’en ai complètement baissé les bras en ce qui concerne les cours. (sans parler de problèmes familiaux très difficiles et du fait que j’ai eu du mal à me refaire des amis par la suite)

Mon parcours qui au départ, n’était pas si catastrophique, s’est terminé en échec scolaire et à la fin de la troisième, j’ai dû quitter l’école car je suis tombé dans une profonde dépression.

C’est à partir de cette période dans laquelle j’étais très renfermé sur moi-même que j’ai commencé à expérimenter différentes choses comme la création de sites web en html css, le graphisme, la composition de musiques assistées par ordinateur et bien plus encore.

Grâce à beaucoup de pratique et toujours de façon passionnée, j’ai pu apprendre à maîtriser des compétences variés qui peuvent être très utiles en entreprise comme par exemple le webmarketing, le référencement naturel, WordPress, Photoshop, la rédaction web…

Même si ces compétences m’ont permises de décrocher des jobs, le problème avec mon profil c’est que je suis toujours condamné à des postes polyvalents qui finalement, ne me permettent pas de “m’incarner” pleinement dans un métier.

Toucher à tout, c’est toucher à rien. Boulanger ou mécanicien, cela signifie réellement quelque chose. En revanche, de nombreux métiers du web demandent beaucoup de polyvalence et cela à pour effet d’en enlever tout le sens et ne permet pas de s’identifier profondément au métier alors que cela est indispensable pour être épanoui sur le long terme.

Certes, je sais faire pleins de trucs. Mais à part diluer ma valeur et risquer de me faire exploiter pour un salaire qui n’est pas proportionnel aux efforts fournis, cela ne me sert à rien. Je préfère me concentrer sur une tâche bien précise que de partir dans tous les sens.

Vous voulez une vraie bonne raison de ne pas m’embaucher ? Je vais vous la donner.

Bien que j’ai réalisé le design de mon site, je ne suis pas graphiste, c’est un métier.

Bien que j’ai rédigé cet article, je ne suis pas rédacteur pour autant.

Bien que j’ai optimisé mon site pour les moteurs de recherche, je ne suis pas un référenceur.

Vous ne pourrez pas m’embaucher parce qu’en réalité, je n’incarne aucun de ces métiers.

Je suis un créatif, et c’est tout. J’aime créer et trouver des idées. Le truc, c’est que créatif, c’est beaucoup trop vague et nébuleux pour le monde de l’entreprise. On n’embauche pas quelqu’un qui ne correspond pas à au descriptif ou à l’intitulé d’une offre d’emploi précise.

On embauche tout simplement pas quelqu’un que l’on ne peut pas mettre dans une case.

 

Raison 7 : Je ne cherche pas de travail

non merci moi ça va

Quoi de plus logique que de ne pas embaucher une personne qui ne souhaite pas l’être ?

Aucune offre d’emploi, aucun management et aucune entreprise ne pourrait me convenir car ce que je recherche n’existe pas (encore) à ma connaissance.

Mais qui sait, peut-être qu’un jour, les méthodes de management évolueront vers plus de bienveillance ?

Peut-être qu’un jour, les salariés seront libérés de la contrainte des horaires ?

Il se pourrait même que les patrons acceptent que leurs employés viennent bosser en pyjama ? Après tout, ce n’est pas cela, ce que l’on appelle “le progrès” ?

Pour l’heure, je suis certain que bon nombre de geeks introvertis et multi-tâches tels que moi ont du mal à trouver leur voie et ont surtout du mal à s’intégrer dans un système si étranger à nos principes et à notre façon de fonctionner.

Malgré de nombreux efforts, j’ai tenté de rentrer dans un moule rond alors que je suis en forme de triangle. (ça ne marchera jamais !)

Mes différents essais ce sont tous soldés par des échecs ou des bore-outs.

C’est pour toutes ces raison que j’ai décidé de ne plus jamais être salarié. Je ne souhaite plus travailler pour un salaire qui n’est pas proportionnel aux efforts fournis. (entre autres)

 

En conclusion

Logo grande taille storytelling master

Telle est l’histoire et toute la raison d’être de Storytelling Master : un projet dans lequel je puis m’incarner, qui me rend libre et qui reflète tout mon savoir faire ainsi que mon savoir être de créatif.

Le storytelling mêle à merveille les différentes compétences que je maîtrise le mieux comme l’écriture, la créativité ou le marketing et j’ai envie de le transmettre avec passion.

Je me suis fait la promesse de tout faire pour ne plus retourner dans ce système qui ne m’a jamais compris ni correspondu.

90% des startups échouent et je sais bien qu’il me reste uniquement 10% de chances de réussir mon projet de formation en ligne dédié à l’art du storytelling.

Et même si je sais que j’ai 90% de chance d’échouer, j’aurais au moins eu l’opportunité de pouvoir bosser quelques temps en pyjama, de travailler quand j’ai envie sans lien de subordination, sans avoir à m’intégrer de force socialement, sans avoir à être managé, sans devoir faire des tâches que j’aime pas faire et surtout, sans avoir l’angoisse du dimanche soir…

Et si tout cela foire, ce n’est pas grave car j’aurai beaucoup appris lors de cette magnifique aventure entrepreneuriale. Il me suffira de recommencer encore et encore jusqu’à que ça marche et que je puisse un jour peut-être, réaliser mon rêve d’avoir une modeste maison perdue dans la campagne, un grand terrain et un superbe potager. (surtout pour en faire profiter les personnes que j’aime)

Même si mon anti-cv auto-parodique n’est pas très flatteur quant à ma personne, il n’en demeure pas moins un cv original, n’est-ce pas ?

 

BONUS : Le métier de webmarketeur vu par les gens (mon métier de base) VS la réalité

Métier de webmarketeur VS réalité


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